Bas les masques !
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Sarkosy : un air hypocrite de pitou piteux
Les fonctionnaires français ont convaincu le Président de la France d’essayer de raccommoder et apaiser un peu sa relation avec le Québec francophone. À cette fin, ils lui ont préparé une belle lettre, pleine de mamours, dans le ton même de sa déclaration à l’Assemblée nationale lors du sommet de la Francophonie tenu à Québec. Ils ont travaillé dur pour réaliser la quadrature du cercle. Il faut bien conclure à la vaine tentative.
Évidemment, ils ont exclu tout le vocabulaire irrévérencieux et vulgaire de la dernière déclaration du Caïn français. Ils ont mis leurs gants blancs et caché le fiel. Mais, pour que le petit traitre signe, ils ont du se résigner à en maintenir le fond lequel constitue toujours une magnifique courbette à l’égard des fédéralistes canadiens. Paul Desmarais en sera quand même satisfait. Somme toute, Sarkosy n’a pas reculé d’un iota. |
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Les Québécois ne sont pas dupes. Ils sont très conscients du fait que les relations avec la France ne seront plus jamais les mêmes tant et aussi longtemps que la France ne reviendra pas à sa politique de non ingérence et de non indifférence.
Il n’y a pas d’autre voie possible. Même jean Charest, le P.M. du Québec, ardent fédéraliste, comprend que la France ne doive pas se mêler de la politique intérieure canadienne en prenant parti pour un camp ou l’autre. Il sait aussi que la France ne peut non plus ne pas se préoccuper de ce qui arrive aux descendants de ces Français qui ont largement fondé l’Amérique et qui forment aujourd’hui la majorité de la population du Québec. Comme il faut en finir, les indépendantistes Québécois accepteront cette lettre qu’on peut, en étirant, la sauce considérer comme un effort de rapprochement. Ils s’en diront satisfaits. Mais il est aussi clair que, comme on le dit au Québec, les Québécois ont « tiré le portrait» du petit baveux. Ils savent à quoi s’en tenir. Sarkosy nous aura enlevé nos dernières illusions envers la mère patrie. On sait maintenant que l’on ne peut plus compter aveuglément sur la France et faire, de la même façon, confiance aux Français. Il faut maintenant plutôt être sur ses gardes. |
Sarkosy et le Québec : un affront répété, une rupture définitve
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Sarkosy a répété sa charge contre les indépendantistes, une majorité de Québécois francophones selon le dernier référendum et de nombreux sondages. Il a plaidé avec acharnement en faveur de l’unité canadienne, affirmé sa volonté de rejeter le «sectarisme» et «l’enfermement sur soi». Il a fustigé les indépendantistes en refusant d» endosser leur volonté de» division» et leur reproche de définir leur identité par une « opposition féroce à l’autre» tout en étant « agressifs» .
Ce n’est pas une mince attaque à l’égard de ceux que Sarkosy, en nous jouant du violon et en se gourmant, définit comme ses frères, sa famille! |
La France jusqu’à ce que les Français choisissent majoritairement cet énergumène avait eu le bon sens de ne pas prendre parti et d’observer la démarche québécoise avec une compréhension… fraternelle, nous laissant maîtres de notre destin.
Sarkosy a décidé de se mêler de nos affaires, de venir nous faire leçon, de se déclarer contre une majorité de Québécois francophones, de se comporter exactement comme les « maudits» Français, tels que les qualifiaient nos parents dans les année cinquante. Il a voulu nous chier sur la tête! Ce matin, même les fédéralistes québécois en ressortent bouleversés. Car au Québec, nous en sommes rendus à un niveau de maturité politique qui fait que les Québécois, de quelque camp soient-ils, se traitent avec respect et égards. Le langage tenu par Sarkosy, c’est précisément celui des extrémistes fédéralistes, de ceux qui tiennent des propos regrettables et souvent racistes. Les fédéralistes québécois sont, pour la plupart, tout le contraire de l’attitude vulgaire et impertinente du Président français. Cet affront est d’autant plus grave qu’il a été fait devant le premier ministre du Québec qui, lui, est conscient, bien conscient de représenter tous les Québécois, y compris ceux qui reçoivent le fiel du Président français! Son embarras était visible et ses réactions, bien que polies, montrent que Jean-Charest, dont on ne peut douter du fédéralisme, tient à poser des distances à l’égard du discours du Président de la République française. Jean Charest a tenu à exprimer son plus grand respect à l’égard des indépendantistes et affirmé ne pas vouloir de polémique avec le Président français. Il est clair que Sarkosy est maintenant persona non grata au Québec. Personne ne veut le voir venir semer ici la discorde et l’embarras et insulter les gens. Et tous imaginent d’avance les manifestations publiques qu’une telle visite pourrait entraîner. Sans compter les questions de sécurité! Elizabeth II, qui n’a jamais fait preuve d’une telle grossièreté, a eu le tact et la réserve de son rang et que ce Caïn, bling bling, n’a pas. On nous dit que les Français, la classe politique, l’administration de l’État ne partagent pas les vues de Sarkosy. Je veux bien. Sauf qu’on ne les a pas entendus bien fort. Ils se sont, la plupart, efforcés d’abriller les choses en parlant d’interprétation des propos tenus, lors du Sommet de la Francophonie! Ses propos n’ont plus à être interprétés. Ils sont on ne peut plus clairs et limpides. Les Français doivent, au dessus des épaules de leur petit Président, nous faire savoir qu’ils ne supportent pas cette façon de voir les choses et d’agir, qu’ils n’appuient pas cette trahison. Il est impératif que cela se fasse rapidement par les autres grands leaders politique, qu’ils soient de gauche ou de droite. Le silence et l’inaction des Français ne saurait être interprété que comme un appui à leur Président. Les Français ont une responsabilité devant les autres peuple dont les Québécois, ils sont responsables de ce que dit et fait celui qu’ils ont justement choisi pour les représenter. Quand le Président parle, c’est la France qui s’exprime. |
Quasi défaite libérale à Québec!
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Or ce fut une grave erreur, une très grave erreur. En fait, près de 20% des élus de cette soirée électorale l’ont été avec moins de 300 votes de majorité et le score final doit même être considéré comme fragile car des recomptages pourraient théoriquement encore affecter la polisition des partis dont celle des Libéraux. Alors que les Libéraux, vainqueurs par la peau des dents, devront faire preuve de très grande humilité et que Jean Charest devra surveiller ses arrières, cette élection consolide le leadership de Pauline Marois qui a largement démontrée que, dans un autre contexte, elle pourrait effectivement devenir la première femme Premier ministre du Québec. Cela change totalement la donne et cela brise aussi la morosité de ce parti tout en redonnant un élan à la raison d’être du P.Q.. Avec seulement 42% du support populaire, moins de 7% de plus que les Péquistes, les Libéraux auraient pu perdre cette élection, compte tenu de la répartition de leurs supporters qui sont à la fois géographiquement et ethniquement concentrés. Nul doute que les affronts faits aux Québécois par Stephen Harper et les Canadiens anglais de l’Ouest du Canada lors de la dernière semaine de la campagne électorale auront provoqué le ralliement d’une forte majorité de francophones autour du parti indépendantistes et ravivé la flamme nationaliste. Une semaine de campagne de plus aurait pu changer bien des choses. Cette élection signifie aussi la fin de l’aventure de l’Action démocratique de Mario Dumont par sa décision de quitter la politique. Elle ouvre la porte au maraudage des deux grands partis qui voudront en récupérer le butin… Cette fin abrupte de ce volet de la vie politique de Mario Dumont constitue la seule issue réaliste et souhaitable tant pour lui-même que pour sa formation. Il faut réaliser que même avec 16% du vote populaire et 7 députés, l’ADQ est devenu un parti moribond, presque toujours troisième et même quatrième dans les comtés. Cet évènement clarifiera la donne politique et permettra enfin des choix encore plus nets pour les Québécois. Le Québec a d’autres voies qui s’offrent à lui que celle, tortueuse, d’un « autonomisme» flou. Ce parti n’a d’ailleurs jamais eu de plateforme distinctive, claire. Il a constamment erré dans toutes les directions. Amir Khadir de Québec solidaire (4% du vote) arrive à l’Assemblée nationale. Ce parti n’a pas encore d’avenir clair devant lui ni celui des Vert d’ailleurs. Par contre, sur le plan personnel, Khadir constitue une excellente addition à la députation et il fera entendre aux Québécois un discours différent et rafraichissant à bien des égards. Il reste que ce parti a, de fait, empêché le P.Q. de constituer le gouvernement, minant des majorités à bien des endroits. Notre système politique punit gravement toute fragmentation de la gauche ou de la droite. Réunir la gauche indépendantiste demeure toujours une obligation non satisfaite par Pauline Marois. Cette élection demeure un grand espoir, un très grand espoir pour le Parti Québécois. Nul doute que la vie politique canadienne aura, au cours des prochaines années, énormément d’impact sur la suite des choses. Les évènements récents, une possible élection prochaine d’un Gouvernement Conservateur majoritaire et obtu à Ottawa laissent beaucoup d’interrogations sur la place du Québec dans une Confédération canadienne fermée aux concessions et révisions permettant la coexistence, l’épanouissement et la pleine reconnaissance de deux Nations. Le Québec tout entier n’échappera pas, vraisemblablement, à la nécessité de reprendre sa réflexion sur l’option ultime. Le Parti Québécois reprendra certainement le bâton du pèlerin et devra remettre au tout premier plan sa raison d’être. Nous le répétons, il est nécessaire, pour les Québécois qui veulent un pays, que le phare de l’indépendance soit allumé, toujours allumé. L’élection d’hier aura ravivé incontestablement cette lumière.
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